Qu’est-ce que cela signifie pour les transporteurs et les clients ?
À partir du 1er juillet 2026, la taxe sur les poids lourds entrera en vigueur aux Pays-Bas. À partir de cette date, les propriétaires de camions paieront un montant par kilomètre parcouru. Ce péage entraîne une structure de coûts différente de celle de la taxe routière actuelle. Plus le véhicule est propre et léger, plus le montant par kilomètre sera faible.
Le montant du nouveau péage dépend de la combinaison du poids du camion, de ses émissions de CO₂ et de sa classe d’émission Euro. L’organisation professionnelle 'Transport en Logistiek Nederland' (TLN) estime que le péage pourrait entraîner une augmentation moyenne des coûts jusqu’à 9,8 % pour les propriétaires de camions, en fonction du type de véhicule et du profil des trajets. La taxe s’applique à tous les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur les autoroutes ainsi que sur un certain nombre de routes provinciales et communales. Peu importe l’usage du camion et qu’il soit chargé ou à vide. Pour l’enregistrement des kilomètres, un OBU est obligatoire dans chaque camion. Le péage remplace en grande partie la taxe routière actuelle, et le vignette Euro obligatoire sera également supprimée.
Un changement qui concerne toute la chaîne logistique
L’introduction du péage poids lourds découle de directives européennes visant à encourager les investissements dans les technologies durables et l’efficacité du secteur. La majeure partie des recettes sera affectée à des subventions en faveur de la durabilité et à l’extension du réseau d’infrastructures de recharge. En même temps, ce changement entraîne également des coûts supplémentaires pour les transporteurs. TLN prévoit que ces coûts supplémentaires seront, dans de nombreux cas, partiellement répercutés dans les tarifs de transport. Le péage n’affecte donc pas seulement les transporteurs, mais, à terme, l’ensemble de la chaîne logistique. C’est précisément pourquoi il est crucial que la durabilité et la maîtrise des coûts soient étroitement liées.
Impact sur le secteur
DHL eCommerce se voit également contraint de répercuter, à partir du 1er juillet, les coûts plus élevés liés au péage poids lourds auprès de ses clients professionnels qui expédient des colis et/ou des palettes, indique Michel Clausing, directeur commercial. « Ce péage a un impact sur le secteur et finira également par concerner nos clients. En même temps, il est important pour nous non seulement d’en parler, mais aussi de continuer à prendre des mesures en matière de durabilité et d’efficacité. De cette manière, nous essayons de limiter l’impact autant que possible. La réalité est que ces coûts supplémentaires seront ressentis dans toute la chaîne logistique. »
Investir dans la durabilité
DHL a déjà franchi des étapes importantes dans le domaine du transport durable et continue d’y investir. Cela nous permet non seulement de décarboner notre réseau, mais aussi de rendre nos opérations plus efficaces et de mieux maîtriser les coûts à long terme. « Nous sommes un leader en matière de logistique durable, avec près de 100 % de transport sans énergies fossiles dans le dernier kilomètre, le trajet entre le CityHub et le consommateur. Pour cette partie de notre réseau, nous utilisons des véhicules électriques plus légers qui ne sont pas soumis à la taxe poids lourds. En plus du transport local, nous utilisons également de nombreux camions soumis au péage. Cette flotte est composée d’un mélange de camions diesel de la classe d’émissions la plus favorable, de véhicules fonctionnant au biodiesel HVO100 et de camions électriques. Nous poursuivons l’électrification de notre flotte, et il est également positif que le biodiesel HVO100 devienne de plus en plus disponible. »
Pourcentages définitifs fin mai
DHL eCommerce attache une grande importance à une communication claire et anticipée envers ses clients concernant le péage poids lourds. « Nous prévoyons de pouvoir communiquer les pourcentages définitifs d’ici la fin du mois de mai. Ceux‑ci tiendront compte non seulement de l’impact du péage, mais aussi des investissements que nous réalisons pour rendre notre réseau plus durable et plus efficace. Il est possible que les pourcentages applicables aux envois de colis soient inférieurs à ceux des envois de palettes », conclut Clausing.